Covid-19 : menace d’un confinement à Nantes ?

Après l’organisation à Rezé d’un carnaval non-déclaré, auquel ont participé plusieurs centaines de personnes, le Préfet de Loire-Atlantique a haussé le ton et évoque la possibilité d’un tour de vis sanitaire pour enrayer la hausse des indices épidémiologiques.

Depuis une semaine, le taux d’incidence de la Covid-19 au sein de la population des Pays de la Loire, semble accélérer, surtout en Maine-et-Loire (211 cas) et en Sarthe (264). En Loire-Atlantique, le même indice est moins élevé (164), et encore loin du seuil d’alerte de 250, mais il augmente là aussi presque irrémédiablement depuis le 1er mars, date à laquelle il s’établissait à environ 135 cas pour 100 000 habitants.
Des chiffres dont ne sont évidemment pas responsables les organisateurs du carnaval qui s’est tenu samedi dernier à Rezé, sans autorisation des pouvoirs publics. L’évènement, qui a regroupé plusieurs centaines de personnes dans des conditions sanitaires assez relâchées, a toutefois fourni l’occasion au Préfet du Département de rebondir pour brandir la menace d’un confinement si la situation épidémique ne s’améliore pas. Didier Martin a notamment enjoint l’ensemble des participants au carnaval de Rezé à se faire dépister d’ici mardi et, jusqu’aux résultats, à respecter scrupuleusement les mesures barrières (port du masque obligatoire, isolement). Les personnes diagnostiquées positives devront « également prévenir les cas contacts identifiés lors de l’évènement et les membres de leurs cercles familial et amical et « consulter un médecin si besoin. »

La crainte du variant breton en Loire-Atlantique

Le Représentant de l’Etat s ‘est saisi de cette occasion pour affirmer que l’hypothèse d’un confinement, identique à celui qui est appliqué depuis samedi dans seize départements, dont toute l’Ile-de-France et l’ensemble des Hauts-de-France, n’est pas à exclure «si le contexte sanitaire continue à se détériorer ». L’objectif de telles mesures serait de « limiter l’engorgement des
établissements de soins de Loire-Atlantique » ajoute le Préfet.
Si le nombre d’admissions dans les hôpitaux de la Région pour cause d’infection à la Covid-19 progresse très lentement (838 personnes), ainsi que la part de lits occupés par ces malades en services de réanimation (96), les tendances générales sont supérieures et donc plus inquiétantes que celles de la fin du mois d’octobre dernier, à la veille du deuxième confinement.
L’ARS fait également part de ses craintes au sujet des conséquences du variant breton découvert dans les Côtes d’Armor au début du mois de mars. Ce nouveau mutant, qui semble s’être montré indécelable par les tests classiques, devrait progressivement apparaître en Pays de la Loire, en raison de la proximité géographique et l’importance des mobilités entre les deux territoires régionaux.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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