Covid-19 : les chiffres s’aggravent à Nantes

La situation à l’hôpital est très tendue et, en amont, le nombre décès et de nouveaux cas continent à augmenter …

Il est sans doute beaucoup trop tôt pour mesurer les effets du confinement appliqué depuis vendredi dernier à Nantes, comme dans toute la France.

A ce stade, les derniers chiffres publiés par Santé Publique France ne laissent entrevoir aucun retournement de tendance positif : les indices scrutés depuis des mois pour évaluer l’intensité de la circulation de la Covid-19 sur le territoire, continuent à se dégrader.

Un constat d’autant plus préoccupant qu’ils se double d’une situation de plus en plus tendue dans les hôpitaux du département : 278 personnes y sont actuellement en soins, un chiffre en hausse continue depuis un mois. Début octobre, 60 malades du Covid-19 étaient recensés dans les établissements de Loire Atlantique. Puis, une accélération brutale des entrées s’est fait sentir il y a quinze jours (203 le 27 octobre, 240 trois jours plus tard). 35 personnes se trouvent actuellement en réanimation.

Mécaniquement ou presque, le nombre de décès augmente (+21 entre le 30 octobre et le 3 novembre, ce qui porte le bilan de l’épidémie à 229 victimes depuis le 19 mars).

En amont, le nombre de contamination progresse, lui aussi, à vivre allure, ce qui annonce, avec une à deux semaines de décalage, des temps difficiles pour les personnels de soins :19 392 pour la seule journée du mardi 3 novembre, soit 3 000 infections supplémentaires en un week-end. A titre de comparaison, vers le 15 octobre, les laboratoires recensaient moins de 9 000 cas positifs.

Dans les communes, la vitesse de propagation du virus est évaluée par ce qu’on appelle le taux d’incidence, c’est-à-dire la part de diagnostics déclarés au sein d’une tranche de population de 100 000 habitants : à l’échelle du département de Loire-Atlantique, cet indice atteint 300. Il est encore supérieur sur le territoire de l’agglomération nantaise (380) avec un impact important sur les populations de plus de 65 ans, les plus susceptibles de développer des formes graves du virus (358).

Ces tendances sont plus détériorées encore en Maine-et-Loire, à Angers notamment (486 et 512 chez les seniors) et aussi à Cholet (447).

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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