A Nantes, la circulation automobile a baissé de 20%

Confinement oblige, les nantais ont moins utilisé leur voiture pour se déplacer en novembre. La diminution du trafic reste toutefois sans commune mesure avec celle du printemps dernier.

Moins de voitures en centre-ville, c’est un des objectifs que l’équipe municipale de Nantes s’est fixé depuis plusieurs années. C’est sans doute le seul effet positif de la crise sanitaire de 2020 : par son ampleur, la réduction du trafic a défié tous les pronostics et dépassé les espérances des élus et citoyens parties prenantes de cette démarche « verte ».

Pour s’en convaincre, il n’est qu’à se référer aux chiffres hebdomadaires livrés par le baromètre « Mobilité » de l’Agence d’urbanisme de la région nantaise (Auran), comme l’a fait le journal 20 Minutes. Ces tendances, modélisées à partir de données recueillies par des stations de comptages de véhicules motorisés (complétées par les indices de Google Maps), indique une baisse de 20% – par rapport à novembre 2019 – de la circulation automobile dans le périmètre du centre-ville. La raison ? Le confinement bien sûr qui, entre le 30 octobre et le 27 novembre, a mis à l’arrêt de très nombreux commerces de proximité et empêché les particuliers de se déplacer au-delà d’un rayon d’1 kilomètre autour de leur domicile (sauf pour impératifs professionnels ou autres motifs impérieux mentionnés sur les fameuses « attestations »).

Conséquence : pour ceux qui circulaient sur ces routes moins bondées, le temps de trajets ont été raccourcis : d’après des mesures effectuées lors de de la dernière semaine de novembre, « un habitant de l’aire urbaine de Nantes a mis en moyenne 11 minutes de plus qu’en période de faible circulation (dimanche, nuit…), soit « +41 % de temps en plus » signale la baromètre. C’est deux fois moins -sur le même parcours et à la même heure, qu’en novembre 2029 (+ 79% de temps supplémentaires à cette époque, soit une vingtaine de minutes gâchés dans les embouteillages).

S’il est évident que les restrictions administratives, imposées par le contexte sanitaire, expliquent largement cette « fluidité », elles dissimulent peut-être mal une tendance de fond qui trahit des nouveaux comportements nés du premier confinement : Juste avant la deuxième vague de la Covid-19, les voitures étaient également moins nombreuses dans le même secteur (- 10% en septembre, alors qu’aucune contrainte d’ordre sanitaire ne pesait encore sur les automobilistes).
A titre de comparaison, la baisse de la circulation avait atteint -65 % au printemps dernier, au plus fort de la crise épidémique.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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