Nantes : Nicolas Hulot rallume l’espoir des anti-aéroports

Personne n’ose croire que le nouveau ministre de la transition écologique sera celui qui donnera le coup d’envoi du chantier controversé de Notre-Dame-des-Landes.

Hollande en avait rêvé, Macron l’a fait. Mardi dernier, l’écologiste préféré des français a fait son entrée dans le gouvernement d’Edouard Philippe, fraîchement nommé par l’ex-candidat d’En Marche ! pour expédier les affaires courantes avant les élections législatives des 11 et 18 juin prochains.

Une fois le scrutin passé, le nouveau ministre de la Transition Ecologique devra entrer dans le vif du sujet et gérer le dossier explosif du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes que ses prédécesseurs ont mené dans l’impasse. Depuis de nombreuses années, le projet agite la discorde sur le territoire nantais (Loire-Atlantique) où élus et citoyens s’écharpent sur l’opportunité de construire un équipement que d’aucuns jugent démesuré, position étayée par un rapport remis en avril 2016 par trois inspecteurs de l’Ifep (Ingénieurs des Ponts, des Eaux et des Forêts) à la ministre Ségolène Royal. Nicolas Hulot, qui s’est toujours opposé au chantier, sera chargé d’organiser sur place une série de discussions visant à étudier, sous l’égide d’un médiateur, les alternatives au transfert de l’aéroport nantais. Cette consultation, prévue pour six mois, conformément à ce qu’avait promis Emmanuel Macron durant sa campagne, est censé dissiper les tensions qui ont subsisté après le référendum de juin 2016, au terme duquel les partisans du « oui » l’avaient emporté. A l’époque, Hulot s’était dit « profondément attristé » par l’issue de ce vote, avant d’annoncer qu’il « s’inclinait » devant le processus démocratique ayant conduit à ce résultat.

Dans un communiqué, le Syndicat mixte aéroportuaire, présidé par Bruno Retailleau, président LR de la région Pays de la Loire et ancien soutien de François Fillon, laissait ainsi entendre qu’ « après avoir émis dans un premier temps des réserves sur l’Aéroport du Grand Ouest, le ministre de la Transition énergétique et solidaire, Nicolas Hulot a fait preuve d’un esprit de responsabilité en se déclarant clairement favorable à l’application du résultat de la consultation du 26 juin 2016 ». C’est sans doute aller bien vite en besogne. Beaucoup s’interrogent aujourd’hui sur les motivations qui ont poussé Nicolas Hulot à saisir la perche tendue par Emmanuel Macron, là où son prédécesseur François Hollande avait échoué.
D’après une source proche du nouveau ministre de l’Ecologie, « il a accepté d’entrer dans un gouvernement car il a eu l’assurance qu’il y aurait une vraie étude transparente sur l’aéroport ». Etude objective dont il espère sans doute qu’elle conclut à l’inutilité du projet.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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