Menace de grève des éboueurs à Nantes

Les agents nantais dénoncent la réorganisation de leur journée de travail de 7 heures. Les trois sites de l’agglomération menacent de faire grève jeudi matin et vendredi toute la journée.

Le conflit se poursuit entre les personnels chargés de la collecte des déchets et leur direction, Nantes métropole. En cause, les conditions de négociation portant sur la réorganisation de la journée de travail des éboueurs et la suppression du « fini-parti » au 1er octobre prochain, une souplesse horaire qui leur permettait de quitter leur poste une fois la tournée achevée. Plusieurs syndicats estiment que la consultation n’a pas été satisfaisante et dénoncent les suppressions de postes consécutives à l’allongement de la durée de travail. Une perte d’effectifs qu’ils jugent incompatible avec les règles de sécurité auxquelles sont astreints les éboueurs : selon la recommandation R437 adoptée en 2008 par le Comité technique national des industries du transport, de l’eau, du gaz et de l’électricité, les personnels affectés aux ramassages ne sont pas autorisés à courir après la benne, ni à traverser les rues pour vider les bacs disposés des deux côtés de la chaussée (la collecte doit se faire dans un seul sens, seulement par la droite, ce qui implique un demi-tour du camion).

Depuis lundi, ces désaccords se sont traduits par des perturbations dans le service de collecte des ordures, un peu partout dans l’agglomération. Depuis, la pression syndicale est montée d’un cran avec le vote d’un débrayage jeudi matin (entre 7 heures et 9 heures), éventuellement suivi d’une grève totale vendredi, à partir de 8 heures, au cas où Nantes métropole refuserait d’engager des discussions.
Le même jour, les éboueurs organiseront une manifestation devant l’Hôtel de Ville aux alentours de 10 heures, au moment même où le conseil municipal tiendra sa séance. Objectif : rencontrer Johanna Rolland.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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