Manif anti-Notre-Dame-des-Landes : de lourds dégâts et des interpellations

Samedi à Nantes, la manifestation anti-aéroport a échappé au contrôle de ses organisateurs et donné lieu à de violents face-à-face entre radicaux et forces de l’ordre. Bilan : six blessés et une dizaine d’interpellations.

Présentée comme « pacifique et festive », la grande manif qui, samedi à Nantes, rassemblait des opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a très vite dégénéré sous l’impulsion d’activistes radicaux qui souhaitaient en découdre avec les policiers.

Saccageant les commerces, descellant les pavés, peinturlurant les murs et graffitant les vitrines de messages chocs comme « Vinci dégage », les membres de ces « blacks blocs », organisations informelles d’inspiration anarchiste et anticapitaliste, ont été repoussés au moyen de gaz lacrymogènes et canons à eau, d’abord près du CHU en centre-ville, puis le long de l’allée Dugay-Trouin, rue Du Guesclin, rue Kervégan et square Daviais. Deux stations de tram, « Médiathèque » et « Commerce »,  ont été détruites. Les affrontements ont fait au moins six blessés et les policiers ont dû procéder à une douzaine d’interpellations (cinq casseurs seront jugés ce lundi dans le cadre de comparutions immédiates).

40 000 manifestants dans les rue de Nantes

Très vite, le maire socialiste de Nantes Patrick Rimbert a condamné ces violences, dénonçant un « laisser aller de la part des organisateurs officiels, voire une certaine complaisance », et annoncé que la Ville allait déposer plainte contre X.

Même discours place Beauvau où le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a qualifié les faits survenus en marge de la manifestation, de « guérilla urbaine orchestrée par une frange ultragauche radicalisée ».
De son côté, le Préfet de Loire-Atlantique Christian de Lavernée a souligné que « l’opposition institutionnelle à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes doit cesser d’être la vitrine légale d’un mouvement armé ».
Rappelons qu’Europe Ecologie les Verts (EELV), qui compte deux ministres au sein du gouvernement, dont la ministre du Logement Cécile Duflot, soutenait la manifestation anti-aéroport. Le parti politique a condamné « les heurts » mais salué le succès de la mobilisation qui rassemblé quelque 40 000 personnes.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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