Coronavirus : pas de dérogations à Nantes pour les marchés

La quinzaine de marchés recensés dans la ville ne se seront pas autorisés à réinstaller leurs étals. Une décision que la municipalité assume.

A Nantes, les amoureux des produits frais, fruits, légumes ou poissons, devront attendre la levée du confinement pour faire leurs courses alimentaires sur les traditionnels marchés de plein air, vitrine et débouché économique pour les maraîchers et producteurs locaux : depuis le 24 mars dernier, l’Etat a interdit ces rassemblements commerciaux dans le cadre du durcissement de ses mesures sanitaires destinées ralentir la propagation du Covid-19, un coronavirus venu de Chine. Ce dispositif drastique et inédit a toutefois été assorti d’une souplesse administrative pour certaines communes où cette source d’approvisionnement est « vitale » pour des populations moins urbaines et plus isolées: possibilité leur a été offerte de solliciter des dérogations préfectorales afin que leur marché puisse se tenir à condition qu’y soit strictement respectés les consignes dites de distanciation sociale et les « gestes barrières ».

Après avoir été contraints de laisser leurs étals pliés le week-end dernier, faute d’autorisations, 25% des marchés alimentaires vont faire leur retour cette semaine, a annoncé aujourd’hui la Fédération professionnelle du secteur et le ministère de l’Agriculture. Les feux verts délivrés par les autorités concernent surtout les petits rassemblements de moins de dix commerçants dans les bourgs ruraux et les localités situées en dehors des grosses unités urbaines. Néanmoins, certaines métropoles comme Lille, Rennes ou Grenoble ont obtenu des dérogations.
Qu’en est-il en Loire-Atlantique ? Une soixantaine de municipalités ont eu l’aval de la Préfecture, dont Ancenis, Couëron, La Baule ou Saint-Nazaire. Près de Nantes, le marché de Pont-Saint-Martin a pu s’installer samedi dernier, certes avec un plateau réduit de commerçants et dans un climat inhabituel où les interactions étaient réduites à leur maximum.

Dans la ville-centre de l’agglomération, des voix se sont élevés, notamment parmi les marchands qui louent habituellement un espace place de Talensac, pour réclamer la même autorisation. Mais l’a municipalité a fait savoir qu’elle n’effectuerait pas de démarches en ce sens auprès des représentants de l’Etat : dans un communiqué, les services de Johanna Rolland disent avoir « considéré que cette mesure de confinement était utile » pour répondre à « cet impératif absolu » qu’est de « freiner la propagation du virus ». : Et d’ajouter que, dans le contexte actuel, « il ne sert à rien d’opposer les décisions des uns ou des autres, de comparer la situation et la gestion sanitaire de villes qui ont des configurations et des tailles différentes ».

La Ville précise toutefois chercher des solutions aptes à « favoriser un approvisionnement en circuit court et sécurisé par les producteurs ».

Rappelons que 14 marchés alimentaires fonctionnaient à Nantes avant que les mesures sanitaires n’interdisent leur tenue : outre Talensac (quotidien, sauf le lundi), Américains et Jean-Macé avaient lieu le mardi, Bouffay, Châtelets et Ralliement le mercredi, Zola, Pont-du-Cens et Sainte-Anne le jeudi, Marrière le vendredi, Saint-Joseph-de-la-Poterie, Dervallières, Petite Hollande la samedi, et Doulon le dimanche.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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