Nantes dévoile un plan de prévention contre l’épidémie

La métropole se dote d’un plan particulier contre la propagation de la Covid-19. Les mesures contenues dans ce guide sont indépendantes de celles que pourraient prendre l’Etat en cas d’aggravation de la situation sanitaire.

Comme le Maine-et-Loire (Angers), la Loire-Atlantique et son chef-lieu, Nantes, reste en zone d’alerte, le premier niveau de la classification « rouge » qui oblige déjà les piétons à porter le masque sur toute l’étendue de l’espace public. Les choses pourraient évoluer dans un sens plus restrictif comme à Paris, passé au niveau 2 (zone d’alerte renforcée) ce qui s’est traduit par l’annonce de la fermeture anticipée des bars et restaurants à 22 heures chaque soir. A Marseille, classée en alerte maximale, c’est pire : là-bas, le secteur CHR a été contraint de baisser le rideau, comme d’autres établissements accueillant du public (dont les piscines).

Taux d’incidence de 105 à Nantes

A Nantes, le taux d’incidence de la maladie sur la population est élevé, mais moins qu’à Angers ou Rennes : 105 cas positifs pour 100 000 habitants dans la ville-centre, contre 81,4 à l’échelle de l’agglomération.

Le plan de prévention présenté vendredi par la métropole a vocation à mettre en œuvre une série de mesures de protection dont l’ampleur augmenterait graduellement avec les indices épidémiologiques : le guide est construit sur quatre scénarios correspondant à chacun des niveaux d’alerte définis par les autorités pour qualifier la vitesse de propagation du virus sur un territoire donné. Le plan s’adresse aux commerces, aux structures sportives et culturelles, mais aussi aux écoles. Il vise aussi à réglementer, si nécessaire, la manière dont  l’ensemble de la population est amenée à se déplacer et les conditions dans lesquelles elle exerce son activité professionnelle.

En cas de passage au niveau 3 (zone d’alerte renforcée), le plan prévoit  par exemple que les bars « tiennent un registre des personnes qui fréquentent l’établissement afin de faciliter la recherche de cas contacts ». Elle demande aussi que les clients soient servis en terrasse uniquement, et que les restaurateurs privilégient « la vente à emporter ». Dans ce scénario, les élus envisagent également des espaces de ports, gymnases et salles polyvalentes.

Pour éviter de recourir à ces restrictions, la présidente de la métropole et maire de Nantes Johanna Rolland a lancé «  un appel à la responsabilité citoyenne et individuelle et au respect des gestes barrières pour enrayer la propagation du virus ».

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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