Une Coopérative Funéraire ouvre à Nantes

C’est une petite révolution dans le monde du funéraire Français : la première coopérative de pompes funèbres a ouvert ses portes en septembre dernier. Elle s’est installée au forum d’Orvault, au sein des locaux partagés du forum Titi Floris.

cimetière

Dans un marché qui pèse aujourd’hui quelques 2,5 milliards d’euros, partagés entre 3.500 entreprises, ce projet fait figure d’ovni. En effet, bien que très implantées au Canada, les coopératives funéraires sont encore inconnues en France.

Le principe : les parts (20 euros) sont détenues par les salariés, des entreprises souvent en lien avec les activités sociales et solidaires, des associations ou encore des particuliers. Chaque part ouvre droit à un tarif préférentiel sur l’ensemble des funérailles, environ 10% de remise.

Un réseau de 185 membres

Lancée par trois femmes, la Coopérative Nantaise est une agence funéraire d’un nouveau genre à Nantes, déjà forte de 185 membres. Son leitmotiv ? Proposer des prix attractifs et ne pas pousser à la consommation. « Nous proposons une prestation de service à 990 euros qui couvre 80% des charges » explique Sabine Le Gonidec, ancienne responsable marketing à l’initiative du projet.

L’absence d’actionnaires à rémunérer permet le réinvestissement des bénéfices dans des concepts innovants ou encore la baisse des tarifs. L’objectif ici est d’accompagner au mieux et à la carte les familles endeuillées sans alourdir la facture. Le coût moyen d’organisation d’obsèques en France dépasse les 3.800 euros. Une somme parfois difficile à assumer pour les familles. C’est pourquoi la coopérative propose des cercueils à moins de 1000€, l’absence de caveau ou encore des rampes réfrigérées à domicile pour faire baisser les prix.

En quelques mois d’existence, la Coopérative Nantaise de Pompes Funèbres a déjà organisé plus de 17 obsèques. L’objectif est désormais de continuer à informer sur les alternatives (notamment écologiques) et l’élargissement des choix offerts lors des obsèques pour accompagner au mieux les familles et libérer petit à petit le marché du funéraire.

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Journaliste de formation, j’occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre.
Je peux justifier d’une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l’Ouest (2007-2009).

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