La fin (provisoire) d’UberPop à Nantes ?

A Nantes comme partout en France, la société Uber suspend son service « UberPop » tant décrié par les taxis : mais rien n’’est tout à fait fini.

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Le gouvernement souhaitait attendre une décision de justice pour être en mesure de supprimer l’’application UberPop, dans le collimateur des taxis depuis plusieurs mois. Finalement, Uber a pris les devants et  précipité lui-même les évènements: après les manifestations de la fin du mois de juin, qui se sont soldées par de violentes agressions à Lyon et Paris notamment, la société californienne a décidé de suspendre  son application en France, d’’abord pour « pour préserver la sécurité de ses 10 000 chauffeurs occasionnels ».

Cette mesure sera effective dès ce vendredi soir, à partir de 20 heures, à Nantes comme dans une dizaine de métropoles françaises où Uber est implanté depuis 2013, dont Paris, Nice, Bordeaux, Lyon, Lille, Toulouse, Marseille ou Strasbourg.

Dans une interview accordée au journal Le Monde Thibaud Simphal, directeur général d’’Uber France, ajoute que l’’entreprise souhaite « se situer, dans un esprit d’’apaisement et de dialogue avec les pouvoirs publics ».
La quasi-totalité des Préfectures situées dans le rayon d’’action d’’Uberpop ont pris des arrêtés d’’interdiction afin de permettre aux forces de l’’ordre d’’interpeller les utilisateurs de l’’application. La semaine dernière, le président de la République François Hollande avait lui-même tranché en faveur d’’une suppression d’’UberPop, sous réserve d’une décision de justice préalable. Justement, une procédure a récemment été ouverte à l’’encontre de deux responsables de la société Uber, Thibauld Simphale, et Pierre-Dimitri Gore-Coty, directeur pour l’’Europe de l’Ouest, pour « organisation d’activités illicites de taxis ou de services de transport ».

Rien n’’est pour autant terminé : Uber a lancé de son côté une action devant le Conseil constitutionnel pour permettre à UberPop de poursuivre son activité, au nom de la liberté d’entreprise. Pour le reste, la société dispose également d’’une activité de VTC (Véhicules de Tourisme avec Chauffeur) autorisée mais encadrée par la Loi Thévenoud.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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