Un tremblement de terre vendéen ressenti jusqu’à Nantes

Un grondement sourd s’est fait entendre, ce jeudi peu après 12 heures dans l’agglomération de Nantes : il s’agissait d’un séisme dont l’épicentre a été localisé au nord de la Vendée.

Ils sont plutôt rares et font toujours beaucoup parler : avant ce 17 septembre 2020, le dernier séisme en date ressenti dans la Région remontait à un peu plus d’un an, le 19 juin 2019. Sa magnitude avait alors été évaluée par les spécialistes à 5,2 sur l’échelle de Richter. Celui qui s’est produit ce jeudi, à 12h07 précises, serait presque deux fois moins puissant : le Réseau national de surveillance sismique a mesuré un niveau d’intensité de 2,9, quand le centre sismologique euro-méditerranéen (une organisation non-gouvernementale à vocation scientifique) réévalue l’impact à 3,5.

A quarante kilomètres de Nantes

Il n’en reste pas moins que le phénomène, toujours fascinant (lorsqu’il est faible et sans danger évidemment) a été ressenti, à des degrés divers, en de nombreux points de Loire-Atlantique : dans les environs de Nantes et jusqu’au nord de son agglomération, le séisme a, par ceux qui l’ont entendu, fait l’effet d’une « grondement faible et lointain ». Certains témoins évoquent le bruit d’un camion ou d’une petite déflagration comparable à celle provoquée par le passage d’un avion à réaction.

Au sud du département, le ressenti sonore a été plus important : au plus près du choc, il n’est pas rare de le confondre avec une explosion et de percevoir des vibrations. Pas étonnant car c’est dans ce secteur que l’épicentre du tremblement de terre a été localisé : sans doute dans la partie septentrionale du département de la Vendée, à l’intérieur d’un triangle situé entre Challans au sud, Machecoul à l’est et Beauvoir-sur-Mer à l’ouest. Nantes en serait éloigné de 40 kilomètres. Mais, sur la côte de Jade, La Bernerie-en-Retz ne serait qu’à 14 kilomètres du cœur du séisme.
Le CSEM évalue sa profondeur à deux kilomètres.

Pour rappel, 75 communes de Loire-Atlantique sont répertoriées en zone de sismicité « faible » et 146 en zone « modérée ». Le plus récent tremblement de terre survenu dans le département date du 13 mars 1993 : son épicentre se trouvait dans la presqu’île guérandaise, à Saint-Molf (magnitude 5)

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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