Société générale : 60 postes supprimés à Nantes

La banque va tailler dans les effectifs de sa branche investissement, installée dans un bâtiment à La Beaujoire.

Le choc. Un de plus. La Société générale a annoncé lundi son intention d’engager une restructuration qui va se solder par la suppression de quelque 640 postes en France d’ici trois ans. Nantes sera touché : 60 emplois seraient menacés dans la branche investissement du groupe, une activité installée dans un bâtiment situé à La Beaujoire où exercent environ 1 000 salariés principalement affectés à des missions relatives à des opérations de marché (obligations, actions) et des tâches comptables et administratives en lien avec le monde de l’actionnariat.

A Nantes, cette SGSS (Société générale securities services) avait déjà perdu une centaine de postes en 2013.

Douze plans sociaux en dix ans

La banque, fragilisée depuis le mois de février, cherche à rassurer ses investisseurs et reconsolider sa valeur boursière qui s’est dépréciée des deux tiers depuis le début de l’année. Une perte nette d’1,6 milliard d’euros a été enregistré par le groupe au printemps dernier, compensée à partir du troisième semestre par un résultat positif qui s’est traduit par un bénéfice de 862 millions d’euros. Insuffisant pour redresser la situation et assurer « l’indépendance de Société générale face aux conséquences des crises sanitaires et économiques ». L’été dernier, la SG avait rendu public un important plan d’économies de 450 millions d’euros à mettre en œuvre d’ici à 2022-2023. En septembre, la direction avait annoncé qu’un projet de fusion de sa banque de détail avec le Crédit du Nord (sa filiale) était à l’étude : opération qui va entraîner de nombreuses fermetures d’agences.

Le plan social dévoilé lundi frappera, lui, les activités financières, mais aussi les ressources humaines, les services affectés au contrôle des conformités, la gestion et l’évaluation des risques et la communication.
Ce projet fera l’objet d’une expertise économique et sociale. D’après un délégué national de la CGT interrogé par le journal Le Monde, cette nouvelle vague de licenciements serait « la douzième engagée en dix ans » par la Société Générale.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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