Notre-Dame-des-Landes : le périmètre de la discorde

Avec ou sans les départements limitrophes ? Pour Matignon, comme pour l’ex-maire de Nantes devenu ministre des Affaires Etrangères Jean-Marc Ayrault, le référendum sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des Landes doit être circonscrit à la Loire-Atlantique. Mais la ministre des Transports Ségolène Royal fait déjà entendre sa propre musique, favorable à un élargissement de la consultation.

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Faudra-t-il faire un référendum pour fixer les règles du futur référendum ? Depuis l’annonce présidentielle du 11 février dernier, un nouveau sujet de crispation autour des modalités de la consultation est en train de se greffer sur le premier qui, plus prosaïquement, oppose les antis aux pro-aéroport.

Sur le terrain, partis politiques et élus se divisent sur le périmètre du vote, dans un contexte confus lié au retour de ministres Verts au gouvernement. Faut-il concentrer le débat sur la Loire-Atlantique, comme le préconisent le premier ministre Manuel Valls et l »ancien maire de Nantes Jean- Marc Ayrault, ou l’étendre aux départements limitrophes, une thèse soutenue par la ministre de l’Environnement Ségolène Royal ? Après l »annonce du référendum, le député écologiste de Loire-Atlantique François de Rugy s’était prononcé en faveur d’un élargissement, position qui rejoint celle des présidents départementaux de Vendée, Mayenne, Maine-et-Loire et Morbihan, tous étiquetés à droite.
La semaine dernière, les quatre élus, qui affirment vouloir s’appuyer sur leurs sièges au sein du Syndicat Mixte aéroportuaire du Grand Ouest pour légitimiter leur « droit de regard » sur le dossier de Notre-Dame-des-Landes, ont signé une tribune collective afin de réclamer un scrutin commun à leurs territoires respectifs. Et, par la même occasion, réitérer leur opposition à la procédure déclenchée par le président de la République qu’ils assimilent à « un pitoyable marchandage lié à la participation des écologistes au mercato gouvernemental » et à une « duperie pour tout éluder et ne rien décider » (Christian Gillet, pour le Maine-et-Loire). Pour le président centriste Angevin :  « Oser proposer un référendum, alors même que les conditions juridiques de sa faisabilité ne sont pas réunies, c’est la négation du droit et des décisions de justice et c’est un déni qui bafoue les décisions démocratiques portées par les élus locaux ».

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