Affaire Ligonnès à Nantes : le secret de l’enquête violé

Des documents relatifs à l’’enquête sur l’’affaire Dupont de Ligonnès (Nantes) avaient été divulgués sur internet en 2012. La fuite provenait d’’un policier qui vient d’’être condamné à 3 000 euros d’’amende pour violation du secret professionnel.

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L’’enquête sur la disparition du nantais Xavier Dupont de Ligonnès, suspecté d’’avoir tué sa famille en 2011, piétine toujours mais resurgit, par intermittences, à la faveur d’’une série d’affaires dans l’’affaire. Cette fois, c’’est une histoire de fuite policière qui permet à l’’assassin présumé, porté disparu de cinq ans, de faire la manchette des journaux : un brigadier-chef de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC) vient d’’être condamné par le tribunal de Paris à 3 000 euros d’’amende pour avoir divulgué des pièces secrètes du volumineux dossier criminel.

Envois par mail

Tout était parti d’’un article paru en 2012 dans les colonnes du Parisien. Le journal révélait alors le contenu d’’une correspondance secrète entre Dupont de Ligonnès et ses proches. Ce scoop avait choqué la soeœur du suspect, Christine, qui avait porté plainte contre le média francilien. Mais très vite, d’’autres documents confidentiels, strictement protégés par l’’enquête, avaient filtré sur internet au point d’’atterrir sur la page Facebook d’’un détective amateur qui se faisait appeler « ChrisLaVérité ».

Les recherches ont permis de recouper et remonter le fil des responsabilités jusqu’’au policier en charge des investigations numériques dans l’’affaire Dupont de Ligonnès. Entre lui et le réseau social est intervenu un tierce personne qui a fait passer les documents au moyen de sa messagerie numérique.
Pour les juges parisiens, le policier, à l’’origine du premier envoi par courriel, « ne pouvait ignorer qu’il enfreignait les règles les plus élémentaires régissant le secret de l’instruction ».
Sa condamnation n’a pas été inscrite à son casier judiciaire.

Le parquet avait requis contre lui 4?000 euros d’amende et deux mois de suspension de ses fonctions.

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