A Nantes, une fermeture des bars à 22 heures avant la fin de la semaine ?

Face à l’aggravation de situation sanitaire sur le territoire, le préfet de la Loire-Atlantique a fait savoir qu’il envisageait de prendre de nouvelles mesures de restriction, dont la fermeture anticipée des débits de boisson le soir. Sans fixer de calendrier pour autant.

A ce jour, Nantes et son département restent à l’écart des zones d’alerte renforcée. Mais les choses pourraient bouger très vite au regard de l’évolution du contexte sanitaire local qui continue à se dégrader, comme dans la plupart des métropoles et autres zones urbaines très denses. Pour beaucoup d’oreilles, les propos tenus par le Préfet de Loire-Atlantique Didier Martin sonnent déjà comme un avertissement destiné à préparer l’opinion à la réintroduction « prochaine » de restrictions qui pourraient modifier le quotidien des nantais. Lors d’un entretien accordé aux journalistes de Télénantes, le Représentant de l’Etat a réaffirmé -ce n’est pas la première fois – que la fermeture anticipée des bars à 22 heures faisait partie « des mesures qui figurent dans la boîte à outils commune établie entre ses services, la Métropole, les autorités sanitaires ».

Aucun compte à rebours officiel n’a été déclenché mais cette déclaration publique laisse entendre qu’une annonce de cette nature pourrait intervenir rapidement. Quelles que soient les conditions dans lesquelles cette décision administrative va être prise, elle sera sans doute mal accueillie par les commerçants concernés, affaiblis par trois mois de confinement au printemps dernier. A Rennes, où cette norme est appliquée depuis trois semaines en raison du passage de la ville zone d’alerte renforcée, la pilule a eu du mal à passer chez les professionnels du secteur, au point que leur syndicat a tenté de faire annuler l’arrêté préfectoral qui leur imposait cette contrainte horaire. La procédure, engagée au tribunal administratif, a échoué. A l’inverse, les salles de sport, elles aussi soumises à une obligation de fermeture, ont obtenu gain de cause en justice.

A Nantes, un premier tour de vis s’est fait sentir dès mardi : Didier Martin a abaissé de 5 000 à 1000 spectateurs la jauge de public autorisée dans les grands événements culturels et les matchs de foot. La mesure s’ajoute à la limite de 30 personnes qui s’applique depuis plusieurs semaines dans les salles polyvalentes et autres chapiteaux qui accueillent des rassemblements dans le cadre de célébrations privées liées à des fêtes familiales et/ou amicales.
D’après les derniers indices dévoilés par l’Agence régionale de Santé, le taux d’incidence du virus dans la capitale ligérienne atteint un niveau inquiétant, estimé à 170 cas positifs pour 100 000 habitants. La part de personnes infectées au sein de la population des plus de 65 ans (79) incite particulièrement les autorités à redoubler de vigilance et à se tenir prêtes à renforcer le dispositif sanitaire au cas où la capacité d’accueil dans les hôpitaux enteraient sous tension.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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