Sorti du gouvernement, de Rugy revient à Nantes

Affaibli par des informations à charge diffusées par Mediapart sur son train de vie à la présidence de l’Assemblée Nationale, François de Rugy a démissionné de son poste de ministre de la Transition Ecologique et Solidaire. Il retrouve son siège de député local (1ère circonscription de Loire-Atlantique).

Difficile retour à la case départ pour le nantais François de Rugy. Deux après sa fulgurante ascension au sommet de l’Etat, d’abord à la présidence de l’Assemblée nationale, poste auquel il avait été élu en juin 2017, avant d’intégrer le gouvernement au Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, où il a remplacé Nicolas Hulot en septembre 2018, l’ex-adjoint au Maire de Nantes (2001-2008) vient d’annoncer sa démission du gouvernement d’Edouard Philippe, suite aux révélations du journal Mediapart qui l’accusent d’avoir organisé des dîners privés somptuaires à l’Hôtel de Lassay à l’époque où il dirigeait le Palais Bourbon. Sur son compte Facebook, François de Rugy, 45 ans, explique ne plus « être en mesure d’assumer sereinement et efficacement » sa mission exécutive, alors qu’il souhaite se consacrer à l’organisation de sa défense dans le cadre d’une plainte en diffamation qu’il a déposée ce mardi matin à l’encontre du quotidien d’investigation en ligne. Le désormais ex-ministre continue à clamer sa bonne foi, se disant victime d’un « lynchage médiatique » et d’attaques ourdies sur « la base de photos volées, de ragots, d’approximations, d’éléments extérieurs à (s)a fonction ».

Retour dans sa permanence à Nantes

Outre les allégations qui laissent planer le doute sur le coût réel de son train de vie financé par des fonds publics lors de son passage au perchoir de l’Assemblée nationale, l’ex-dissident du parti Europe Ecologie les Verts cristallise d’autres suspicions portant sur des dépenses engagées pour la rénovation de son logement de fonction au Ministère (Hôtel de Roquelaure), ou sur le passe-droit dont sa présidente de cabinet aurait bénéficié afin de conserver la location d’une HLM à Paris entre 2006 et 2018. François de Rugy a également dû se justifier sur l’appartement qu’il loue à Nantes depuis 2016, un bien qui relève du dispositif de défiscalisation Scellier en vertu duquel ses occupants sont éligibles à des loyers plafonnés à partir de critères sociaux que le député ne remplissait pas au moment de la signature du bail.
Dans l’immédiat, l’élu ligérien va retrouver son siège dans l’hémicycle du palais Bourbon. Un mandat qu’occupait depuis 2017 son suppléant Mounir Belhamiti qui assurait la permanence au 14 quai de Versailles à Nantes. Rappelons que François de Rugy est député de la 1ère circonscription de Loire-Atlantique depuis 2007. Il a depuis remporté deux fois la majorité des suffrages aux élections législatives.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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