Nouveau stade à Nantes : la vente du terrain toujours en suspens

Les élus de la métropole devaient procéder à un vote le 8 février prochain pour officialiser la cession définitive de la parcelle où le président du FCN compte construire une nouvelle enceinte sportive en lieu et place de l’actuel parking de la Beaujoire. Faute de données suffisantes, la procédure a été repoussée au printemps. Un délai supplémentaire que les opposants au projet souhaitent mettre à profit pour fourbir leurs armes juridiques.

Dévoilé en grande pompe en septembre 2017, le programme YelloPark, porté par le propriétaire du FC Nantes Waldemar Kita, ne joue pas vraiment sur du velours : le plan initial qui prévoyait la démolition du stade actuel et la construction d’un équipement neuf de 40 000 places sur l’emprise du parking de la Beaujoire, a été redimensionné (à la baisse) par les élus de la métropole en novembre dernier. Exit les 1 500 nouveaux logements qui devaient émerger sur le site. Quant à l’enceinte « historique » de…1984, elle sera finalement préservée et coexistera avec le nouveau stade de 40 000 places promu par Kita pour accueillir les matchs du FCN. Deux grosses infrastructures vont donc, dans un proche avenir, se faire face sur le même emplacement (voir la photo ci-dessus). La livraison du projet a été fixée en 2023 afin que l’installation soit prête pour les JO français organisés l’année suivante.

Une pétition lancée à Nantes

Entre-temps, plusieurs associations de riverains et de supporteurs se sont constituées pour s’opposer à cette nouvelle mouture de YelloPark. La plupart d’entre-elles dénoncent un « doublon » avec la Beaujoire et ses 37 500 places et défendent l’idée d’une rénovation et d’un agrandissement de cette dernière plutôt que l’érection d’un nouvel équipement estimé à 200 millions d’euros. Certains de ces opposants appuient leur argumentaire sur un chiffre, celui du taux de remplissage du stade actuel, estimé à « moins de 65% par match ». Beaucoup trop faible selon eux, pour envisager de voir plus grand et investir dans un projet qu’ils qualifient de « pharaonique ». Une pétition a été lancée en ce sens il y a quelques jours (parmi les signatures figurent celle de l’ancienne Ministre des Sports Marie-Geoges Buffet).

Une action en justice ?

Sur un plan plus juridique, le vote métropolitain qui devait définitivement valider la vente du terrain de 9 ha au propriétaire du club a été repoussé le 5 avril prochain. Les raisons de ce report sont techniques : le prix de la parcelle n’a toujours pas été estimé par les Domaines, un service de l’Etat chargé de mesurer la valeur du foncier.
De son côté, l’association À la nantaise annonce vouloir s’aventurer sur le terrain judiciaire pour faire échouer le projet de Waldemar Kita dont ils estiment qu’il contrevient à la procédure fixée par le Code de l’environnement (article L. 121-8 et R. 121-3).

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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