Notre-Dame-des-Landes : la piste de l’abandon

Des expertises complémentaires lancées dans le cadre de l’actuelle médiation laissent à penser que le gouvernement cherche à décrédibiliser le projet de construction du nouvel aéroport afin de mieux l’enterrer.

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Installés en juin, les médiateurs chargés de déminer le dossier de Notre-Dame des Landes (Loire-Atlantique) rendront leur décision en décembre prochain. Il appartiendra alors au gouvernement de trancher sous l’autorité d’Emmanuel Macron. Si l’objectif officiel de cette mission vise à apaiser les tensions qui empoisonnent depuis des années le terrain politique local, certains soupçonnent le nouveau président de la République d’inscrire ses pas dans ceux de son prédécesseur en créant les conditions implicites d’une annulation pure et simple du chantier. Un double-jeu qui, selon Presse-Océan, transparaît dans les nouvelles études techniques que les arbitres mandatés par l’Etat ont commandées sur place sous la houlette du ministre de l’Ecologie Nicolas Hulot, opposant historique au projet NDDL.

Une étude sur le bruit à Bouguenais

A l’automne, des experts dresseront un nouveau diagnostic sur le « bruit » engendré par l’infrastructure de Nantes-Atlantique (Bouguenais), problématique invoquée par certains élus pour justifier la nécessité de son transfert au nord de l’agglomération. Or, selon Presse Océan, les spécialistes mobilisés devraient conclure en chœur qu’à l’avenir, les appareils seront de moins en en moins bruyants, conclusion qui démolirait une partie de l’argumentaire défendu par les pro-aéroports. De même, le Muséum d’Histoire Naturelle de Paris a été sollicité pour mesurer l’impact de l’actuel équipement sur la biodiversité et la faune du lac de Grand-Lieu tout proche.
Le quotidien régional rapporte également les avis émis en interne par des sources proches de l’équipe de médiateurs qui semblent minimiser les conséquences financières d’une renonciation définitive. Les personnes interrogées soutiennent que « le déploiement permanent de forces de l’ordre pour assurer le maintien du chantier » représenterait un « coût » non négociable contrairement aux sommes qui seraient réclamés par Vinci à titre d’indemnités dans l’hypothèse où le dossier devait être enterré.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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