Nantes : une reprise progressive des marchés alimentaires

Huit sites vont rouvrir à partir de ce mardi sur le territoire municipal. Mais dans des conditions sanitaires très strictes (15 commerçants et soixante clients maximum).

Fermés depuis le 24 mars dans la cadre des mesures de confinement décrété par l’Etat pour enrayer la propagation du Covid-19, les marchés urbains, installés en plein air, vont progressivement être autorisés à se tenir de nouveau à Nantes. La Ville souhaite solliciter des dérogations en ce sens auprès de l’autorité préfectorale afin de répondre, localement « à des besoins d’approvisionnement alimentaire en proximité, dans les quartiers, et soutenir la filière agricole et économique » indiquent les services de Johanna Rolland dans un communiqué. Cette initiative, déjà prise par plusieurs communes de Loire-Atlantique début avril, est le fruit d’une concertation étroite menée entre l’Agence régionale de Santé (ARS), le représentant de l’Etat dans le département, la collectivité, mais aussi les commerçants et les producteurs qui se sont accordés, avec ces différentes strates administratives, sur un cahier des charges définissant des modalités d’application très strictes.

8 réouvertures dès mardi

Le calendrier d’abord : en temps normal, 17 marchés alimentaires sont recensés sur le périmètre de la ville de Nantes. La moitié (8) va pouvoir redémarrer à partir du 21 avril, à commencer par ceux de Jean-Macé (8 heures-13 heures), Bourgeonnière (16-20 h) et Américains qui se tiennent habituellement le mardi. Suivra le lendemain Dervallières (8h-13h) puis, jeudi, Zola et Malakoff (8-13h), Saint-Joseph-de-Porterie samedi (8h-13h) et Doulon dimanche (8 heures – 13 heures).

La réouverture de sept autres (Champs de Mars, Marché bio, Pirmil, Toutes Aides, Bottière, Marrière, Sainte Anne) sera envisagée « dans un second temps ». En revanche, les sort du marché de Petites Hollande reste en suspens. Celui de Talensac devrait, lui obtenir un feu vert prochainement, mais dans des conditions particulières liée à sa configuration en milieu couvert (halle). Une solution « par étapes et adaptées aux obligations sanitaires » sera privilégié de concert avec l’association des commerçants du quartier.

Sur les sites autorisés, une jauge de 15 commerçants sera appliquée sur le principe d’un roulement hebdomadaire. Et des règles impératives seront à mettre en œuvre pour (faire) respecter la distanciation sociale : chaque étal devra être éloigné de son voisin d’au moins 8 mètres, un sens de circulation obligatoire pour le public sera matérialisé par un marquage au sol et un contrôle des accès (avec comptage, 60 personnes au plus) sera opéré à l’entrée du marché dont le périmètre sera strictement défini par des barrières, avec distribution de gel hydro-alcoolique à la clé.

Devant les marchands, des signalisations vont être mises en place afin que chaque client dispose d’un espace de sécurité d’un mètre au moins (un service pour quatre personnes maximum sera imposé aux commerçants). Précision importante : un membre par foyer sera autorisé à se rendre au marché : un contrôle des attestations et des papiers d’identité à l’entrée sera effectué.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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