Nantes, un nid douillet pour les Pokémon

La ville réputée pour son bien-être va drainer un flux massif et virtuel de Pokémon tout le week-end pour une traque géante.

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A l’image des spectres translucides qui s’étaient invités à New York dans le film « Ghostbusters », les Pokemon vont, gentiment et en toute quiétude, squatter les moindres recoins de la ville de Nantes dans les toutes prochaines minutes. A dire vrai, leurs jeunes chasseurs en ont déjà repéré un paquet depuis une semaine grâce à une version pirate du jeu installée sur leur smartphone. Mais la sortie officielle (et donc légale) de l’application ouvre un droit de séjour intégrale à cette première génération de petits monstres issus de l’immense galaxie Pokémon, créée dans les années 1990 par un japonais Satishi Tajiri, employé par Nintendo qui, depuis, a largement rentabilisé cette trouvaille graphique.
Avec Pokémon Go, on entre dans l’ère du jeu vidéo de plein air, hyperinteractif en ce qu’il encourage une logique de délire collectif. Guidés par leur GPS mobile, les utilisateurs se retrouvent dans des lieux infestés de petits monstres aussi ingénieux que pacifiques. Drôle d’époque où l’écran du smartphone devient un torii qui sépare le monde réel du virtuel. De l’autre côté de ce miroir, le but du l’opération consiste, pour ces chasseurs, à capturer le plus de figurines possibles en projetant des « pokéballs ».
A Nantes, un grand rassemblement est déjà prévu dimanche après-midi au jardin des plantes. Les fans ont créé un évènement auquel plus de 3 000 personnes se sont déjà inscrites.

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