Nantes : Royal de Luxe se convertit aux « Miniatures »

La compagnie nantaise revient à ses fondamentaux avec un spectacle intimiste débarrassé de ses poupées géantes. Rendez-vous dès le 29 juillet place de la Petite Hollande.

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Royal de Luxe s’extrait provisoirement de la vague « gigantiste » qu’elle a fait déferler depuis une vingtaine d’années dans les centres urbains à travers une série de défilés thématiques menées à bout de bras par des lilliputiens aux commandes de mannequins herculéens. Du 29 juillet au 20 août, la compagnie proposera un spectacle sédentaire et plus feutré mais non mois vertigineux, place de la petite Hollande en plein centre-ville.
« Miniatures » tente d’établir un diagnostic en accéléré des « problèmes de la planète » depuis le regard onirique et perché d’un pilote de ligne qui en parcourt l’étendue. Réalité lointaine vu à travers une loupe poétique non dénuée d’humour. En une heure et demi « Miniatures » déroule avec la hauteur de vue nécessaire le triste panoramique des « guerres, des attentats, des migrations, du réchauffement climatique, du blanchiment d’argent, de la radicalisation religieuse »… Le clin d’œil au « Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry est évident, comme les références à Alice au Pays des Merveilles ou aux voyages de Jules Verne.
Une représentation sera donnée tous les après-midi (sauf le lundi), place de la Petite-Hollande, en plein centre de Nantes, du samedi 29 juillet au dimanche 20 août. Le lieu sera aménagé d’un plateau scénique de 20 mètres sur 10, sans décor. Neuf comédiens font partie du programme. Côté public, une jauge a été fixée à 700 places.
« Miniatures » coproduit par la métropole de Nantes et par le ministère de la Culture pour un coût total de 650.000 euros, a été présenté en avant-première à Malines (Belgique) au mois de mars 2017.

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Journaliste de formation, j’occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre.
Je peux justifier d’une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l’Ouest (2007-2009).

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