Nantes réuni à la Bretagne ? Des élus locaux reviennent à la charge

Le président de l’Assemblée nationale et député de Loire-Atlantique François de Rugy, qui soutient le transfert administratif de Nantes vers la Bretagne, s’est dit prêt à entendre les doléances d’un groupe d’élus résolus à faire aboutir le projet.

Nantes va-t-il basculer dans le giron breton ? Ce débat, qui paraît vieux comme l’Armorique, remonte en fait à l’époque beaucoup plus récente du régime de Vichy. En 1941, en pleine occupation allemande, un décret gouvernemental avait créé de nouvelles régions économiques dont le découpage à l’Ouest séparait, pour la première fois, le Loire Inférieure -ancêtre de la Loire-Atlantique –du Morbihan et de la Bretagne, entité réduite à quatre départements. 15 ans plus tard, les Pays de la Loire, nés sur cette nouvelle base territoriale, voyaient le jour dans leur configuration actuelle, ouvrant, ici ou là, des vagues de contestation parmi les plus fervents contempteurs de cette « erreur » historique.

Débat au Conseil régional de Bretagne

Immanquablement, le débat avait été rouvert en 2014 au moment de la création des superrégions sous l’ère Hollande. Mais le camp de la réunification était ressorti de la bataille gros-jean comme devant. Au final, après avoir successivement envisagé de fusionner Pays de la Loire et Bretagne, puis Pays de la Loire et Poitou-Charentes, la voie du statu quo l’avait emporté sous la pression des barons locaux, au rang desquels Jean-Yves le Drian à Rennes et Jean-Marc Ayrault à Nantes.
Vendredi, c’est un groupe d’opposition au Conseil de Bretagne, composé d’élus LR, du Centre et de militants régionalistes, qui a remis le dossier sur la table au moyen d’un amendement visant à débloquer des fonds à hauteur de 500 millions d’euros pour constituer un groupe de travail idoine. Si la proposition a, sans grande surprise, été rejetée par la majorité, le président de l’Assemblée Loïg Chesnais-Girard, successeur de Jean-Yves Le Drian, a laissé la porte ouverte à la reprise d’un débat sous l’égide d’une mission déjà existante, coprésidée par Jean-Michel Le Boulanger, son premier vice-président, et Isabelle Le Bal, élue quimpéroise qui siège aussi dans les travées de l’opposition régionale (source : le télégramme.fr).

Tous deux auraient d’ailleurs déjà demandé audience auprès du chef du Palais Bourbon, François de Rugy, également député de Nantes connu pour ses positions favorables à la réunification des deux territoires : dans les colonnes du journal 20 Minutes, l’ancien Vert s’était engagé, en octobre dernier, à user de son influence pour proposer et « plaider en faveur d’une Bretagne à cinq départements », projet qui suppose, en creux, un rattachement de Nantes à son berceau d’origine.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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