Nantes : les bars et restaurants autorisés à agrandir leur terrasse

Distanciation physique oblige, la Mairie va leur accorder le droit d’augmenter la superficie de leurs installations en extérieur, sans payer d’impôt supplémentaire. Une mesure qui s’inscrit dans un plan de piétonnisation provisoire de certaines rues du centre-ville.

Sauf mauvaise surprise, les bars et les restaurants nantais devraient pouvoir rouvrir en juin, peut-être dès le 2 si le calendrier envisagé par l’Etat pour les départements répertoriés en zone verte « sanitaire » suit son cours normalement (c’est le cas de la Loire-Atlantique). C’est un soulagement pour les enseignes concernées, malgré les conditions très strictes dans lesquelles leurs reprises vont devoir s’effectuer. Cette semaine, le gouvernement devrait dévoiler le plan de déconfinement à mettre en œuvre dans ce type d’établissement. Et les restaurants, comme les gérants de bars, redoutent qu’il les conduise à appliquer la règle des 4m² de distance « par client », la même qui prévaut actuellement dans les entreprises. Une contrainte très lourde à même de remettre en cause la viabilité économique de leurs réouvertures.

A Nantes, la municipalité a commencé à anticiper ces difficultés travers la mise en place d’une charte spécifique qui prévoit d’offrir la possibilité au secteur d’étendre ses terrasses sans payer de « droits » supplémentaires : et pour cause, la Ville a d’ores-et-déjà annoncé l’annulation des taxes d’occupation des espaces publics pour l’année 2020, soit un effort budgétaire estimé à 2 millions d’euros.

Des autorisations jusqu’à la fin de l’année ?

Mieux : les restaurants ou les bars qui, à ce jour, ne disposaient pas de tables en extérieur se verront autorisés à en installer devant leur établissement afin d’accroître leur capacité d’accueil pour un temps « provisoire ».
Ce dispositif, destiné à faciliter l’accès des clients au sein de ces commerces pénalisés par près de trois mois de confinement, s’accompagnera d’un nouveau plan de déplacement au sein de périmètres définis en centre-ville et dans les quartiers, là où l’offre est la plus dense : il se traduira notamment par la piétonnisation temporaire de certaines artères, soit pour l’ensemble de la saison estivale, soit plus ponctuellement à des créneaux fixes, le midi par exemple (12 heures – 14 heures), soit en fin d’après-midi (17 heures – 19 heures). La future charte, toujours en cours d’examen entre les élus, les acteurs de la CCI et la corporation professionnelle intéressée par ce plan, devrait aussi permettre d’installer aux entreprises de déployer des abris et du petit mobilier supplémentaire afin de faciliter l’accueil de leur clientèle.
Ces mesures pourraient s’inscrire dans un temps assez, peut-être jusqu’en novembre, voire la fin de l’année, en fonction de l’évolution de la situation épidémique.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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