Nantes : Le masque devient obligatoire partout

Jusqu’ici limité au centre-ville et aux bords de l’Erdre, le port du masque est étendu dès samedi 12 septembre à tout l’espace public, quel que soit le secteur.

Ce n’est pas une surprise : Nantes, qui a basculé en zone rouge comme Angers et Rennes, durcit sa politique sanitaire afin d’enrayer l’accélération de l’épidémie de Covid-19.

A la mi-août, la Ville et les autorités de l’Etat avaient pris le décision conjointe d’imposer le port du masque dans certains secteurs les plus denses de la ville, les parvis de la gare, les sites de marchés, les rivages de l’Erdre autour de l’Ile de Versailles et surtout l’hypercentre, délimité dans un périmètre compris entre le château des ducs de Bretagne à l’est, le boulevard Jean-Philippot et le cours John-Kennedy au sud, les rues Franklin et Piron à l’ouest, les rues du Calvaire, de Budapest et de l’Hôtel de Ville au nord (avec le place de Bretagne).

Lorsque cette mesure a été mise en œuvre, en deuxième partie de saison estivale, la Loire-Atlantique affichait un taux d’incidence de 13,43 cas positifs sur une population de 100 000 habitants. En début de semaine, ce même indice est passé à 52,8, soit au-dessus du seuil d’alerte national fixé à 50. Dans l’intervalle, il est vrai que le nombre de tests de dépistage a augmenté. Mais ce programme préventif accru n’explique pas à lui seul la recrudescence de malades diagnostiqués dans le département : l’effet rentrée, et son brassage de population en milieu scolaire et professionnel, est présenté par les spécialistes comme un des principaux facteurs de la dégradation.

Conséquence : le port du masque, jusqu’ici circonscrit aux zones les plus propices aux regroupements, va être généralisé dès samedi 12 septembre à l’ensemble de l’espace public inclus dans le territoire communal. Cette obligation, certes très contraignante, a au moins le mérite de la clarté : plus besoin de se demander ou de vérifier à partir de quel point la consigne s’applique (pour appel, chaque contrevenant est passible d’une amende de 135 euros). Rappelons que le masque est déjà imposé dans les milieux clos accueillant du public, comme les transports collectifs, les commerces et même les bureaux (depuis le 1er septembre), dès lors que les salariés y exercent leur activité en open-space.

Reste à savoir si le renforcement de cette politique sanitaire, destiné à freiner la propagation du virus et éviter une surcharge dans les hôpitaux, se traduira par des mesures restrictives susceptibles de raccourcir les heures d’ouverture des bars et des restaurants en début de nuit.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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