Nantes : la préfecture promet des renforts pour la manif de samedi

Les commerçants nantais n’’en ont pas fini avec les défilés : une nouvelle manifestation est prévue samedi 9 avril sur l’Ile-de-Nantes. Sous la pression des commerçants, excédés par la multiplication des violences et dégradations commises ces dernières semaines, la Préfecture promet une « sécurité renforcée ».

Depuis un mois, Nantes vit au rythme des mobilisations syndicales et étudiantes contre le projet de réforme du Code du Travail. Comme sa voisine bretonne Rennes, la capitale des Pays de la Loire s’’est distinguée sur les médias nationaux pour ses longues séquences de violences urbaines, dont les premières victimes furent, une fois encore, les commerçants du centre-ville, pris en sandwich entre les casseurs et l’’arsenal répressif des policiers.

Go Sport vandalisé et pillé

Très remontée, la présidente de l’’association commerçante Plein Centre Nathalie Deniau Million a rencontré mercredi dernier le directeur de cabinet du Préfet de Loire-Atlantique et les principaux élus municipaux en charge de la Sécurité, afin d’’obtenir des garanties sur le dispositif qui sera déployé samedi prochain en marge du nouveau rassemblement contre le projet de réforme du Code du Travail. L’’objectif des autorités sera, lui a-t-on assuré, de contenir le défilé sur l’Ile de Nantes et de sanctuariser, dans la mesure du possible, le centre-ville. Mais, en de telles circonstances, le « risque zéro » ne peut pas exister : les forces de l’’ordre invoquent, pour leur défense, un manque de moyens humains et des difficultés d’intervention face à des groupes de casseurs extrêmement mobiles, rapides et diffus.

Mardi dernier, à l’’occasion d’’une nouvelle journée d’’actions contre la Loi Travail, suivie en soirée par un rassemblement place du Bouffay dans le cadre de l’’opération « Nuit Debout », des individus encagoulés se sont attaqués au magasin Go Sport (place Bretagne) au moyen d’’un cocktail Molotov lancé contre la vitrine. Cinq jours auparavant, un jeu interne en médecine avait retrouvé sa voiture carbonisée après le passage d’’un groupe d’’émeutiers.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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