Nantes : Jusqu’à dix ans de fermeture pour la Tour Bretagne

Le gratte-ciel, qui accueille « Le Nid » à son dernier étage, va subir d’importants travaux de désamiantage et une longue remise aux normes de sa sécurité incendie.

Non, la Tour Bretagne, si décriée lors de sa construction dans les années 1970 (elle avait été inaugurée l’année de la sortie du film catastrophe « La Tour infernale »), ne va pas disparaître du paysage. Ce colosse de béton de plus de 140 mètres, qui accueille un toit-terrasse à son 32ème étage depuis 2012, dans le sillage de l’œuvre-bar « Le nid » conçu par l’artiste choletais Jean Jullien, va entrer dans une très longue et lourde période de réhabilitation.

Le chantier, qui vise à désamianter le bâtiment depuis la découverte en 2017 de poussières toxiques dans des gaines de désenfumage, et à remettre aux normes son système incendie, est d’une telle ampleur qu’il va s’étaler sur cinq à dix ans. La fermeture totale de la tour interviendra très prochainement, dès le 30 juin. La décision a été prise lundi au cours de l’assemblée générale des 70 copropriétaires de ce monument, devenu un « haut » lieu du tourisme (2 millions de visiteurs grâce au Nid, perché à 120 mètres) où subsistent encore, dans les niveaux inférieurs, quelques activités tertiaires : Wall Street English, un centre de formation, est installé encore pour quelques jours au 16ème. Juste au-dessus, des startups y sont domiciliés et Nantes Métropole, propriétaire d’une importante surface de bureaux, y compte encore quelques agents administratifs. Le Centre de Communication de l’Ouest occupe, lui, le rez-de-chaussée.

La nature du projet qui sera mis en œuvre reste suspendu à la décision des nouveaux propriétaires, les investisseurs immobiliers Giboire et Lamotte : les deux groupes ont respectivement racheté 30 et 12% des parts de la Tour Bretagne. Nantes Métropole y détient encore les siennes (un tiers des étages) mais l’Etat souhaite céder son portefeuille (20%).

Outre la nécessaire rénovation du second œuvre, le programme pourrait déboucher sur une formule mixte où l’offre en locaux professionnels se combinerait à celle de logements. L’idée générale, développée par Eric Warin, président du conseil syndical de copropriété, plaide en faveur d’une transformation architecturale et des usages pour faire de la Tour Bretagne « un bâtiment de son temps » et plus respectueux de l’environnement.

Qu’adviendra-t-il du parking souterrain ? Le lieu, indépendant de l’espace de stationnement NGE Tour Bretagne, propose aujourd’hui 354 places, dont une cinquantaine sont ouvertes au public (le reste du stationnement est privatif). Pour l’heure, les décideurs n’ont toujours pas statué sur leur sort.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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