Nantes : Johanna Rolland se range du côté de Benoît Hamon

Beaucoup imaginaient qu’elle rallierait Emmanuel Macron. Finalement la maire de Nantes a choisi le camp de Benoît Hamon qui incarne la candidature socialiste à l’élection présidentielle. Un soutien surprenant au vu des divergences qui les oppose au sujet du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

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Pendant la campagne de l’élection primaire à gauche qu’il a remportée le 29 janvier dernier, Benoît Hamon avait confirmé son intention d’abandonner le projet de construction d’un aéroport à Notre-Dame des Landes (Loire-Atlantique), estimant qu’au regard « des études produites par le ministère d’Environnement, ce chantier crée plus de discordes et de désordre qu’il n’apportera de perspectives économiques ». Une position qui s’opposait clairement à celle défendue sur place par les principaux barons socialistes, de l’actuelle maire de Nantes Johanna Rolland à son prédécesseur Jean-Marc Ayrault, député et ex-premier ministre, en passant par le président du conseil départemental Philippe Grosvalet. Fin janvier, ce dernier avait d’ailleurs envoyé un courrier au vainqueur de la primaire pour l’enjoindre à réviser son jugement sur ce dossier, quitte « à venir en Loire-Atlantique afin d’en cerner les véritables enjeux ». L’élu local demandait notamment à Benoît Hamon de respecter « la démocratie locale » qui s’est exprimée le 26 juin 2016 à travers la tenue d’un référendum remporté par les partisans du « oui » à l’aéroport (55%).

Johanna Rolland ne dit pas autre chose : « Je ne changerai pas de position et continuerai à demander le respect de la consultation démocratique organisée, comme à faire valoir l’impossibilité de maintenir l’aéroport de Nantes sur son site actuel » confie-t-elle. Le désaccord est donc clair avec Benoît Hamon. Mais il n’est pas incompatible, à ses yeux, dans le cadre d’une élection présidentielle. Loyaliste, elle se dit « convaincue que le rassemblement des électeurs de gauche se fera autour du projet, d’idées et de pratiques nouvelles et non par la seule addition d’accords entre organisations politiques ».

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Journaliste de formation, j’occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre.
Je peux justifier d’une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l’Ouest (2007-2009).

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