Nantes : il se venge de son patron en piratant Facebook

Le tribunal correctionnel de Nantes a prononcé une peine de sursis à l’’encontre de l’’ex-employé d’’un magasin de téléphonie mobile, qui tente de pourrir la réputation de son patron sur Facebook.

Ne jamais laisser son compte ouvert en cas d’’absence, et changer régulièrement ses codes d’accès. Ces injonctions devraient être inscrites en lettres d’’or sur la notice d’’utilisation de la planète Facebook. Car l’’outil de sociabilisation peut, dans les cas extrêmes, devenir un instrument de cauchemar pour ces utilisateurs innocents qui ont la malchance de croiser le route (numérique) d’’un psychopathe du net, avide de revanche.
Cette mésaventure, un cadre nantais vient de la subir. Prisonnier d’’un piège dont il ne parvient pas à se dépêtrer depuis six ans, il n’a eu d’autres recours que de faire appel à la justice. Dans l’espoir d’intimider son bourreau.

Règlement de compte

Les faits remontent à 2009. A l’’époque, ce jeune professionnel, employé dans le secteur de la téléphonie mobile, doit gérer le licenciement pour faute grave d’’un employé, qu’’il avait sous ses ordres. Le litige tourne à l’’avantage de l’’employeur, mais le salarié limogé n’’a pas dit son dernier mot. La vengeance qu’il prépare ne s’’accomplira pas sur le terrain judiciaire, mais dans la zone de non-droit qu’’est Facebook. Peu avant son départ, il est parvenu à s’’emparer des codes d’’accès de son patron dans le seul but de s’’approprier son compte. Ce qu’’il fait immédiatement.

Animé d’une haine féroce, le pirate ne se donne aucune limite : il diffuse sur la page publique de sa victime les pires horreurs antisémites et pédophiles, et va jusqu’’à exploiter sa liste d’’amis pour envoyer des messages grossiers à ses proches et collègues de travail. « Ça a commencé à se compliquer quand mon supérieur a reçu des insultes de ma part, alors qu’’en réalité ce n’’était pas moi » a témoigné l’’internaute, auprès de Ouest-France.
Le gros problème, c’’est que le compte en question, protégé par un code confidentiel et mail de contact modifié, est devenu inaccessible. Alors le cauchemar ne s’’arrête jamais.
Le pirate a été condamné hier à 4 mois de prison avec sursis. Mais il n’’était pas présent au procès.

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