Les chercheurs ont trouvé leur joyau à Nantes

Le Réseau français des IEA vient de voir apparaître son 4ème membre après ceux de Paris, Lyon et Marseille. C’est le premier réseau de sciences humaines inscrit au titre des RTRA (Réseaux thématiques de recherche avancée) et il jouit d’un cadre idéal pour accueillir les chercheurs du monde entier.

A l’endroit même où se dressait la tribune sud de l’ancien stade Marcel Saupin vient d’être inauguré à  Nantes l’Institut d’études avancées (IEA) flambant neuf avec une jolie vue sur la Loire. C’est Nantes Métropole qui est à l’origine de ce projet d’implantation. L’ensemble immobilier appartient à la communauté urbaine de Nantes qui le met à disposition gratuitement. Elle participe également au budget de fonctionnement de l’IEA estimé à 450 000 euros de subvention annuelle. Le coût de construction soutenu par l’Etat, la Région, le Conseil général, et le FEDER s’élève à 13,7 millions d’euros.

L’IEA est une fondation reconnue d’utilité publique, elle est plus indépendante que d’autres instituts. A la différence du financement contractuel de la recherche, elle bénéficie de financements publics (Nantes métropole, Région, réseau français des IEA, université de Nantes) et privés (Veolia Eau, Suez environnement). Pour accompagner dans leur tâche les 8 salariés permanents de l’institut, ce ne sont pas moins de 20 chercheurs qui ont été retenus sur les 45 candidatures enregistrées pour l’année 2009. La sélection s’effectue sur la base d’un projet personnel jugé par un comité scientifique. Le rassemblement de ces chercheurs motivés a pour but de créer une pépinière de collaborations à long terme entre intellectuels de tous les continents.

 

2. Rassemblement enrichissant

Les conditions de travail seront exceptionnelles, bureau personnel, bibliothèque, salle de réunions, l’ensemble architectural est une réussite. Les chercheurs, venant des 4 coins du monde, n’auront ainsi aucun mal à  s’adapter aux lieux, travaillant avec une liberté et un espace optimum. Les 20 chercheurs s’y installeront à  la rentrée prochaine. Leur future collaboration interdisciplinaire est placée sous le signe de la confrontation et de l’enrichissement des approches scientifiques entre les pays du Nord et ceux du Sud. L’idée est d’aborder les sciences humaines et sociales dans leur globalité pour permettre « une meilleure compréhension du monde actuel dans toute sa complexité » dixit Alain Supiot, professeur de droit à  l’université de Nantes et directeur du projet.

Historiens, économistes sociologues travailleront sur des sujets aussi vastes que le droit et la propriété dans la Russie impériale, les politiques d’excellence territoriale en Europe, ou encore les changements sociaux liés à  la migration et au tourisme. Alors que chacun viendra avec ses questionnements et ses pistes de réflexion, ce sera une opportunité merveilleuse de s’ouvrir aux différentes approches et champs de recherche.

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