L’enfarineur de Johanna Rolland mis à l’amende

Le 6 octobre 2018, il avait jeté une poignée de farine au visage de la maire de Nantes. Le tribunal correctionnel l’a jugé mercredi.

150 euros, cela fait cher le kilo de farine, même bio ! C’est le montant de l’amende qui a été infligée mercredi à un jeune homme 24 ans, auteur d’un geste déplacé contre la maire de Nantes en octobre dernier. Ce matin-là, cet étudiant en droit s’était rendu sur la marché de la Petite-Hollande afin d’y rencontrer la maire de Nantes. Avec une quinzaine d’autres personnes, dont certains membres de l’association l’Autre Cantine qui fournit une aide alimentaire aux migrants, il entendait protester contre l’évacuation d’un squat, survenu quelques jours plus tôt.
Arrivés sur place, les mécontents ont alors engagé une discussion assez directe avec l’élue et son entourage, échange au cours duquel des mots forts avaient fusé : « menteuse », hypocrite », « bourgeois », « nantis ». Mais la situation s’est subitement envenimée lorsque le principal mis en cause a pioché dans un sac de farine bio, acheté quelques instants plus tôt, pour en asperger la maire de Nantes. Une plainte avait été déposée le jour même.

Un futur avocat ?

Qu’a-t-on appris lors du procès du fauteur de trouble ? On sait désormais qu’il se destine à une carrière d’avocat. Et qu’outre son parcours en faculté de droit, il est aussi diplômé en lettres étrangères appliquées (LEA) et en histoire de l’art. Son implication dans la cause des migrants est indiscutable : il co-préside d’ailleurs l’association L’autre Cantine citée plus haut. Le coup de sang qu’il l’a conduit, ce samedi-là, à s’en prendre à Johanna Rolland trouve son origine dans une intervention de la police municipale, « venue saisir les couvertures dont se protégeaient les migrants réfugiés au Jardin des Fonderies ». Des affaires que les agents ont finalement jetées dans un camion-benne…

Pas de prison, mais une amende

Jugé devant le tribunal correctionnel, le prévenu a été reconnu coupable de « violence » : une peine d’un mois de prison avec sursis, assortie d’une amende de 150 euros, lui a été signifiée. Une amie à lui, qui comparaissait à ses côtés, a aussi été condamnée à verser une amende. Le jour des faits, cette jeune fille de 21 ans avait proféré des insultes envers Aïcha Bassal, adjointe au maire en charge de l’égalité et de la lutte contre les discriminations.

Les deux élues recevront chacune 1 euro symbolique de dommages et intérêts.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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