Nantes: La Beaujoire remplacée par un nouveau stade en 2022

On peut parler d’un coup de théâtre tant le dossier porté par le président du FC Nantes semblait mal engagé : La Beaujoire sera bel et bien démolie d’ici à 2022, date à laquelle un nouveau stade, érigé sur le même site, offrira une enceinte plus moderne de 40 000 places. Les élus locaux ont donné leur aval à ce projet YelloPark estimé à 200 millions d’euros. Au moins.

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La Beaujoire ne passera pas le cap des 40 ans. Inauguré en 1984 pour accueillir des matchs du championnat d’Europe (remporté par les Bleus de Michel Platini), le stade, associé depuis cette date à l’image du FCN, et rénové une première fois avant la Coupe du Monde de 1998, va être définitivement rayé de la carte. Ce projet radical, porté par le président des Canaris Waldemar Kita, vient de recevoir l’aval de Nantes métropole, propriétaire de l’infrastructure. L’homme d’affaires franco-polonais réclame depuis une dizaine d’années l’érection d’un nouvel équipement dont le club serait le principal gestionnaire, jugeant La Beaujoire trop « obsolète » pour être agrandie et restaurée à des conditions financières économiquement viables.

Objectif : les jeux Olympiques de 2024

D’après les promoteurs privés du programme (groupe Immobilier Réalités), « Les organismes publics de contrôle considèrent que le stade actuel  n’est plus aux normes d’hygiène, de sécurité et d’hospitalité ». Avis confirmé par la maire de Nantes et présidente de la Métropole Johanna Rolland qui compte sur ce nouvel aménagement pour accueillir l’épreuve de football féminin des JO français en 2024. La futur stade, annoncé à 40 000 places (contre 34 000 actuellement à La Beaujoire), s’inscrira, comme à Lyon, dans un projet immobilier plus global baptisé YelloPark comprenant des logements, des bureaux, un espace-vert et une école. Sa construction est prévue sur le même site que La Beaujoire, dans l’emprise aujourd’hui occupée par le parking.
Johanna Rolland et Waldemard Kita assurent que l’investissement sera supporté par des fonds privés, sans apport d’argent public. Une solution qui, en théorie, exonère le contribuable nantais mais risque de peser lourdement sur les finances du club.

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Journaliste de formation, j’occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre.
Je peux justifier d’une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l’Ouest (2007-2009).

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