FC Nantes : René Girard vaincu par KO

Au bout de six mois de calvaire, l’entraîneur du FC Nantes René Girard, arrivé sous les huées des supporters en mai dernier, n’a pas résisté à la déroute de son équipe, mercredi face à l’Olympique lyonnais (0-6). Le président Waldemar Kita l’a démis de ses fonctions au profit de Philippe Mao qui s’occupe de l’équipe réserve.

girard
Après l’expérience éphémère de Gernot Rohr en 2009, suivie des passages éclair de Jean-Marc Furlan, Baptiste Gentili ou Philippe Anziani, la parenthèse Girard, refermée jeudi soir par Waldemar Kita, restera comme l’une des plus courtes de l’histoire du FC Nantes.  Sous la présidence du l’homme d’affaires franco-polonais, entamée il y a presque une décennie, les supporters du club auront vu passer neuf entraîneurs, un record historique ponctuée par une relégation en Ligue 2 à l’issue de la saison 2008-2009.

Kita sur le départ ?

L’arrivée-surprise de René Girard l’été dernier avait été présentée par l’équipe dirigeante comme la promesse d’un cycle nouveau pour les Canaris, mais l’ancien sélectionneur des Bleuets (2004-2008), champion de France avec Montpellier en 2012, a rapidement fait l’unanimité contre lui, avant même que ses résultats sportifs le désavouent complètement.
Accueilli sous les huées des supporters qui lui reprochaient son passé girondin et sa philosophie de jeu incompatible avec la culture offensive du FC Nantes, René Girard a dû se débattre avec un effectif dont il avait déjà cerné les limites avant le coup d’envoi du championnat. Réclamant en vain le recrutement d’un attaquant et d’un milieu récupérateur, Girard a vu se relations s’envenimer avec ses supérieurs dès la fin du mercato,  en août. Parallèlement, les mauvais résultats du club (18ème au bout d’un mois de compétition) durcissaient ses rapports avec la presse, abîmant d’autant plus l’image d’un club en désamour total avec son public de la Beaujoire. Des tensions qui ont atteint leur climax le 5 novembre dernier lorsqu’à la fin du match contre Toulouse (1-1), des supporters en colère avaient tenté d’envahir la tribune présidentielle.
La raclée historique infligée par l’Olympique Lyonnais aux canaris mercredi dernier (0-6) a précipité la fin du calvaire de René Girard, limogé le lendemain par Waldemar Kita à deux jours d’un déplacement déjà décisif à Guingamp. Pourtant, c’est bien vers les cadres du club, chefs d’orchestre désignés d’un interminable gâchis, que se tournent désormais les regards les plus insistants. Ceux notamment des très nombreux supporteurs convaincus que la survie du FC Nantes ne doit surtout plus dépendre de son actuel président.

Post author

Laisser une réponse

Veuillez répondre à ce Captcha *