Des patrons vendéens opposés à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Ils ont signé une pétition en faveur d’un agrandissement de l’actuelle infrastructure à Bouguenais, plus facilement accessible pour les entreprises du 85.

avion-airbus
Leur intervention est plutôt une surprise à l’heure où le débat sur l’opportunité de construire un nouvel aéroport en Loire-Atlantique, est relancé par le gouvernement, après des années de gel. La pétition lancée sur la plateforme change.org par le président d’une société vendéenn de transport, Jean-Michel Mousset, opposé au déménagement de l’équipement actuel vers le nord de l’agglomération nantaise a reçu le soutien d’autres entrepreneurs locaux, dont Jacques Dubreuil, dirigeant du groupe éponyme qui détient Air Caraïbes et la compagnie low cost French Blue, ou encore Jacques Bankir, ancien directeur chez Air France et ex-PDG de Régional Airlines.

En dénonçant « un investissement qui ne se justifie pas sur le plan économique », Yves Gonnord, le président d’honneur de Fleury-Michon, donne la tonalité globale de la pétition. Tous se prononcent en faveur d’un maintien de Nantes-Atlantique à Bouguenais où existent, à leurs yeux, de « réelles possibilités de développement » sans qu’il soit nécessaire « d’exproprier » des terrains. L’infrastructure actuelle repose effectivement sur un « domaine foncier de 320 hectares », d’une capacité similaire à celle de l’aéroport de Genève (330 hectares) où transitent 16 millions de passagers par an. Des arguments utilisés depuis longtemps par les associations nantaises hostiles au projet NDDL.

La question d’une seconde piste est éludée par les auteurs de la pétition : « Certains grands aéroports n’ont qu’une seule piste et accueillent bien plus de mouvements d’avions et de passagers que Nantes-Atlantique » écrivent-ils. Là aussi, l’exemple de l’aéroport de Genève, avec sa piste unique de 3 900 mètres, fait autorité. Celle de Nantes-Atlantique est plus courte (2 900 mètres), une longueur dont se satisfont les avions à bi-réacteurs comme les A320, A350 ou B787.
Philippe de Villiers, ex-président du Conseil départemental de Vendée et créateur du Puy du Fou exprime également son opposition à Notre Dame des Landes, « un mauvais projet pour la Vendée, qui va nous enclaver pour longtemps et pénaliser le développement  du parc de loisirs ».

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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