Des aides pour les commerçants nantais

Dégradations, pillages, occupations…les commerçants nantais victimes des casseurs infiltrés dans les manifestations contre la Loi Travail, vont recevoir une indemnisation de l’Etat.

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Comme son homologue rennaise, la métropole de Nantes, en Loire-Atlantique, a beaucoup souffert pendant les mouvements sociaux déclenchés suite à la présentation du projet de Loi Travail. En mai dernier, la maire Johanna Rolland avait saisi le ministère de l’Intérieur afin que soit constitué un fond d’indemnisations pour les commerçants victimes de dégradations. Le point culminant des désordres avait, on s’en souvient, été atteint le mois précédent lorsque le magasin Go Sport avait été pillé en plein après-midi, durant les horaires d’ouverture. Dans l’hyper-centre, des agences bancaires avaient été la cible de projectiles lancés par des casseurs contre leurs vitrines. A plusieurs reprises, des gérants de restaurants et de cafés avaient dû replier leurs terrasses à l’approche de groupuscules violents, et la gare saccagée deux fois.

Dans ce contexte, la Ville de Nantes comptait obtenir un dédommagement financier pour les commerçants qui ont subi une perte d’exploitation durant les évènements. A Nantes, la colère est d’autant plus sensible qu’elle s’inscrit dans la durée : en 2015, d’autres manifestations organisées contre le chantier de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes avaient également dégénéré sous l’influence de black-blocks.
Mardi, l’Etat a confirmé le déblocage de fonds pour Nantes et Rennes. Dans cette dernière, l’enveloppe globale se chiffrera à 600 000 euros qui se répartiront par des aides comprises entre 3 000 et 10 000 euros. On ne connaît encore le montant des indemnisations en Loire-Atlantique mais l’aide devrait être à peu près du même ordre et mises à disposition des services de l’Etat jusqu’à la fin de l’année.

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