Coronavirus à Nantes : la malade est… médecin

La femme atteinte de coronavirus hospitalisée jeudi à Nantes est la médecin d’une autre personne infectée à Amiens.

Un cas de Covid 19, ce virus de type grippal venu de Chine en début d’année, a été diagnostiqué jeudi à Nantes. La malade est une femme de 58 ans qui n’est pas originaire de la région Pays de Loire. Elle passait des vacances chez sa mère à La Baule (Loire-Atantique) depuis quelques jours : les raisons de sa contamination sont extrêmement faciles à identifier. Il s’agit du médecin qui avait pris en charge un patient atteint par le coronavirus à Amiens (Somme). Elle a été hospitalisée jeudi au CHU de Nantes et, dès le lendemain, le personnel médical a fait savoir que son état de santé n’inspirait pas d’inquiétude.

Ce cas « isolé » ne résulte donc pas d’une chaîne de transmission qui aurait pu conduire à l’émergence d’un foyer local de contamination comparable à celui du département de l’Oise. Toutefois, la mère de la malade été hospitalisée par mesure de précaution, ainsi que deux autres personnes avec lesquelles elle est entrée en contact.
A l’occasion d’un point presse organisé ce matin par l’Agence régionale de santé en en présence du préfet des Pays de la Loire et du directeur du CHU de Nantes, Fabrice Del Sol, le responsable du service des maladies infectieuses et tropicales du CHU de Nantes, le professeur François Raffi a affirmé que le milieu hospitalier français est « prêt à faire face, est parfaitement organisé et en ordre de marche ». Et d’ajouter, à propos du virus qu’il n’existe, à ce stade, « pas vaccins ni de traitements spécifiques mais que des médicaments sont en train d’être testés ».

Une quarantaine de cas ont été diagnostiqués sur l’ensemble du territoire national. Deux d’entre-eux ont provoqué des décès et une douzaine a abouti à des guérisons. 25 autres ont nécessité des hospitalisations, qui sont toujours en cours.

Ce matin, trois membres du gouvernement, les ministres de l’Economie (Bruno Le Maire), du Travail (Muriel Pénicaud) et de la Santé (Olivier Véran) ont, sur la base de concertation avec les partenaires sociaux, dévoilé une série de mesures destinées à aider les entreprises pénalisées par la propagation du coronavirus (absence de salariés ou arrêts de livraisons en provenance d’Asie ou de zone fortement contaminées). Bercy a notamment annoncé que cette situation exceptionnelle rentrerait dans le cadre d’un « cas de force majeure » sur les marchés publics de l’Etat, qualification juridique qui exonère de sanctions financières les entreprises de toutes taille (TPE, PME, grands groupes) confrontées à un retard de livraison.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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