Coronavirus à Nantes : Johanna Rolland confinée à domicile

La maire a décidé de poursuivre ses fonctions à distance et depuis son foyer personnel : sa fille aurait déclaré les symptômes du Covid-19 ce week-end.

Etre élue sans faire de terrain et se garder à distance de ses équipes de collaborateurs : c’est ce à quoi la maire de Nantes va devoir se plier jusqu’à nouvel ordre. Johanna Rolland est confinée à son domicile depuis ce lundi et n’en bougera sans doute pendant plusieurs semaines. C’est un communiqué officiel de la Ville qui l’a annoncé : « toutes les réunions et contacts quotidiens avec ses services municipaux et métropolitains, mais aussi avec les autorités de l’Etat et l’administration sanitaire se feront « en audio ou visio-conférence ». Cette entrée en télétravail résulte de la stricte application du principe de précaution : ce week-end, la fille de l’élue aurait, au sein du foyer familial, déclaré des symptômes qui semblent correspondre avec une contamination au Covid-19. Sur avis médical, Johanna Rolland a donc décidé de se mettre à l’isolement. Elle affirme que la continuité de sa mission sera assurée et qu’à ce titre, elle reste en contact permanent avec le Directeur Général des services et l’ensemble des équipes qui l’entourent « dans cette période de crise ». Le planning extraordinaire et même habituel est maintenu, à ceci près que les échanges prévus se feront par téléphones et écran interposés : sont concernées les cellules de crise, la réunion restreinte entre adjoints et les points organisés avec les différents présidents de groupes politique, deux fois par semaine.

Pas de « couvre-feu » à Nantes pour l’instant

La ville souligne que si un « cas d’urgence et une circonstance impérative » conduisent Johanna Rolland à rompre temporairement cette mesure de confinement personnel, « toutes les règles de protection vis-à-vis de ses interlocuteurs seraient prises ».

Comme dans toutes les communes françaises, et particulièrement les grandes villes, la maire de Nantes est attendue sur l’instauration éventuelle d’un couvre-feu pour renforcer localement les consignes de distanciation sociale : Nice, Perpignan et Montpellier, mais aussi la Roche-sur-Yon (Vendée) et Cholet (Maine-et-Loire) ont mis en place de tels dispositifs afin d’empêcher les déplacements jugés inutiles, le soir et la nuit.
Dans la capitale ligérienne, cette décision ne semble pas à l’ordre du jour, comme l’a confirmé Johanna Rolland à Ouest France. Le constat est que, pour l’heure, les habitants semblent plutôt bien respecter la confinement et, qu’à ce stade, « il n’apparait pas nécessaire de décret un couvre-feu ».

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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