Alcatel bloqué par les salariés à Orvault

200 salariés d’Alcatel ont décidé de durcir leur mouvement pour protester contre la fermeture du site d’Orvault en 2015.

Mobilisés depuis octobre, les salariés du site nantais d’Alcatel enclenchent la vitesse supérieure : ce mardi, 200 d’entre eux ont totalement bloqué leur outil de travail condamné à disparaître en 2015.

L’an dernier, la direction du groupe a dévoilé un plan de restructuration baptisé Shift qui prévoit notamment la cession du site d’Orvault et le transfert d’activités dans d’autres unités gérées ou non par Alcatel.
125 postes seraient menacés de suppression sur un effectif de 500 salariés environ. Mais 190 seraient transférés dans d’autres entreprises, parmi lesquelles la société de services informatique Altran. 175 autres postes seraient relocalisés sur d’autres sites d’Alcatel, à Lannion (Côtes d’Armor) par exemple, ou encore Villarceaux (Essonne).

700 postes supprimés dans le monde

Le site de l’agglomération nantaise compte, dans son personnel, environ 200 ingénieurs affectés aux recherches sur la technologie 4G.

Dans les colonnes de MetroNews, un représentant syndical de la CFDT affirme avoir « l’impression que la direction est en train d’accélérer la date de dévitalisation du site. Il y a un ras-le-bol des salariés, la tension monte énormément sur place ».

Alcatel-Lucent, équipementier dans le domaine de la téléphonie mobile (72 000 salariés), programme environ 700 suppressions de postes dans le monde. Son plan de restructuration initial en prévoyait 900.
Le groupe, qui se dit acculé à une dette de 2 milliards d’euros, souhaite recentrer son activité sur le marché du sans-fil et de l’IP. Un virage stratégique qui sera fatal aux sites de Rennes et de Toulouse, voués à disparaître dès cette année.

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