Aéroport de Notre-Dame des Landes : Valls dit oui

Dans une lettre adressée à une association nantaise, le premier ministre Manuel affirme que l’Etat est « déterminé à voir se réaliser » le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Début novembre, l’association Des Ailes pour l’Ouest, favorable, comme son nom l’indique, à la construction d’un nouvel aéroport nantais, a reçu un courrier du premier ministre Manuel Valls dans lequel ce dernier assure que « la détermination de l’Etat à voir ce projet se réaliser est intacte ». Cette petite phrase, qui fait grand bruit et sème à nouveau le doute dans les rangs des anti-aéroport, a été relayée sur les ondes de France Info qui s’est procuré le document. Elle tombe aussi à point nommé alors que la ministre Ségolène Royal tente de trouver une solution de compromis entre les partisans et opposants d’un barrage dans une zone humide de Sivens (Tarn), un dossier comparable dans sa teneur et la violence des passions qu’il déchaîne, à celui de Notre-Dame-des-Landes.

Le double-jeu de Valls

Que faut-il conclure de cette note de Manuel Valls ? Pas grand-chose en réalité. Les associations « anti » restent sûres de leur fait, et continuent d’avoir la maîtrise du calendrier : lors des municipales de Nantes, un accord entre les Verts locaux et la majorité PS promettait de différer le chantier tant que toutes les procédures judicaires n’ont pas été purgées. Cette ligne a été respectée à Paris et Manuel Valls confirme, dans son courrier, que « les travaux ne s’engageront pas » dans ce délai. Or, les tribunaux ne se prononceront sans doute pas avant le printemps de 2015, une année, de surcroît électorale avec les scrutins cantonaux et régionaux.

Sur France Info, l’élu écologiste Jean-Vincent Placé, qui demande l’abandon du projet de Notre-Dame des Landes, se dit certain d’ « avoir raison » et qualifie la position premier ministre d’ « entêtement vain et inutile ».
Fin août, Daniel Cohn-Bendit avait rapporté des propos de Manuel Valls assurant au même Jean-Vincent Placé que « cet aéroport ne se fera pas, car il est trop cher et d’un autre temps ».

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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