Nantes : encore six mois de grève dans les transports ?

A la Semitan, qui exploite le réseau de bus et de tramway, trois syndicats ont déposé un préavis qui appelle les salariés de l’entreprise à arrêter le travail 2 à 8 jours par mois jusqu’en juillet 2020.

A Nantes, faut-il s’attendre à la création d’un front uni entre les cheminots de la SNCF et les employés du réseau TAN qui, localement, assurent le fonctionnement des bus et des tramways sur l’ensemble du territoire de l’agglomération ? Du côté des trains et de la gare, l’intersyndicale de la compagnie nationale ferroviaire a annoncé la prolongation, jusqu’au lundi 30 décembre, de la grève entamée il y a un peu plus de trois semaines. Pour donner une autre dimension à leur mouvement, les personnels de la SNCF, en lutte contre le projet de réforme des retraites qui prévoit notamment la suppression de leur régime spécial, cherche à entraîner dans la ronde les acteurs communaux du transport public : cette stratégie semble bien engagée puisque trois des syndicats élus au sein de la Régie nantaise ont déposé un préavis de grève qui court jusqu’à l’été prochain : si l’appel est suivi, les (éventuelles) forces en présence seront encadrées par Sud Solidaires, la CFDT et la CGT.

Les modalités des actions à mener, portées par cette dernière, sont les plus dures : dès janvier, l’organisation représentée par Ronan Gilbert et Magali Chailleux, planifie huit jours de grève qui, en fonction du taux de mobilisation, pourrait entraîner de sérieuses perturbations, en lien avec les manifestations urbaines et les débrayages éventuels dans le trafic des TGV : quatre mardis sont à surveiller (les 7, 14, 21 et 28 janvier), et quatre jeudis, les 9, 16, 23 et 30. Un rythme qu’elle souhaite maintenir jusqu’en juin 2020.
Outre le débat sur les retraites mené au niveau national, les revendications locales de la CGT porte sur des besoins d’embauches au sein de la Semitan afin de couvrir et d’assouplir tous les services conducteurs, de garder un volume horaire raisonnable et d’assurer une « présence quotidienne indispensable d’équipes de prévention, d’intervention et de contrôle sur le réseau ».
Le préavis déposé par la CFDT fixe un calendrier qui s’échelonne du 2 janvier 2020 au 30 juin. Celui de Sud Solidaire débute ce lundi 30 décembre et prévoit un planning de mobilisations jusqu’au 28 juin afin, dit le syndicat, « de permettre à tous les salariés qui le souhaitent de se mettre en grève lors des journées de manifestations ».

Post author

Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

Laisser une réponse

Veuillez répondre à ce Captcha *